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La séance a bel et bien lieu, mais…

Une séance en Assemblée nationale marquée par les tractations et les négociations inabouties.| Photo: Ruben Chéry

 

Après deux tentatives ratées, les sénateurs et les députés se sont enfin réunis en Assemblée nationale, le mardi 28 juin. Question de statuer sur le sort du président Jocelerme Privert, conformément à l’article 7 de l’accord du 5 février 2016.

Prévue pour midi, la séance a débuté autour de 18 h, soit avec environ six heures de retard. 88 députés et 20 sénateurs ont répondu à l’appel nominal. Les grands absents, les sénateurs Steven Benoit et Andris Riché. Une séance qui débuta dans l’incertitude la plus totale vu que les discussions entamées entre les protagonistes n’avaient pas abouti pour clarifier la suite qu’allaient prendre les événements, et savoir si cette séance arriverait à son terme comme souhaité par certains membres de la population et autres secteurs organisés qui n’ont cessé d’exposer leur frustration face à la stagnation de la situation.

Les quelque six heures de retard accumulées à l’ouverture de cette séance en Assemblée nationale, qui témoignent de cette incapacité d’accoucher d’un accord, sont dues aux tentatives de différents groupes politiques à la Chambre des députés et au Sénat de trouver un consensus autour d’un projet d’ordre du jour. Mais en vain. Un huis clos est demandé pour tenter de converger les positions après plus de deux heures de débats ouverts autour de l’ordre du jour. Le point divergent : Insérer dans l’ordre du jour la remise de l’écharpe présidentielle par le président Jocelerme Privert.

En fonction le 14 février 2016, après une élection indirecte au Parlement, le président Jocelerme avait un mandat de 120 jours pour poursuivre avec le processus électoral et permettre l’installation d’un président issu d’élections. Ce qui n’a pas pu être fait. Dans une adresse à la nation, le 15 juin, le président Privert a exprimé sa volonté d’accomplir jusqu’au bout sa mission, tout en remettant du même coup son sort à l’Assemblée nationale laquelle déciderait de son maintien ou non.

Depuis, tractations et tergiversations. Lesquelles n’ont pas permis pour autant aux parlementaires scindés en pro-Privert et contre-Privert, de trouver un consensus en vue de débloquer la situation. Cette séance fortement troublée par des dérapages incontrôlés a été interrompue par une demande de huis clos presque salvateur, mais qui n’a pas vraiment influencé l’issue.

Une journée après l’ouverture de la deuxième session ordinaire de la 50e législature, les députés et les sénateurs devaient se réunir en Assemblée nationale autour de la fin du mandat du président Jocelerme Privert. Une première tentative échouée. Presque sans motifs. Cependant, l’observateur avisé sait que les pro et contre ne s’étaient pas entendus autour de la tenue de cette Assemblée nationale.

Convoquée pour le mardi 21 juin 2016, cette séance n’allait pas avoir lieu en raison du climat d’insécurité qui a régné autour du Parlement, suite à un mouvement de manifestation où des provocateurs avaient lancé des pierres à l’encontre du bâtiment législatif. Embarrassés, les anti-Privert avaient trouvé un beau prétexte pour justifier leur refus de siéger.

Pour cette troisième tentative, celle du mardi 28 juin. La séance en Assemblée nationale a bel et bien démarré. Malgré les zones d’ombre, un verdict doit en sortir. Quel que soit le moment de sa conclusion. Au stade où se trouvent les débats, tout peut arriver.

Crédit : Le National.Org

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